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La marine marchande belge en guerre · 1830–nos jours

1830–1839

L’indépendance et la fermeture de l’Escaut

Aucun navire perdu au combat, et pourtant le coup le plus dur : Anvers fut coupée de la mer et le resta trente ans.

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Aucun navire de cette période ne figure encore dans la base.

Lorsque Anvers se joignit à la révolution belge en octobre 1830, les Pays-Bas envoyèrent des navires de guerre sur l’Escaut pour fouiller chaque bâtiment. Le général Chassé, qui tenait la citadelle, bombarda la ville le 27 octobre 1830. La navigation sur l’Escaut passant sous contrôle néerlandais, Anvers perdit son libre accès à la mer du Nord, et Guillaume Ier maintint le blocus tout l’hiver 1830-31. Le commandant de canonnière néerlandais Jan van Speijk fit sauter son propre bâtiment le 5 février 1831 plutôt que de le laisser tomber aux mains des Belges.

La conséquence pour la navigation belge ne fut pas une liste de navires coulés mais un étranglement. Le traité de Londres de 1839 garantit la libre navigation sur l’Escaut mais y imposa un péage que la Belgique dut accepter. Ce péage pèsa jusqu’à ce que le pays le rachète en un seul versement en 1863 – les fêtes de l’Escaut libre ! de cette année-là, fixées dans un tableau conservé au MAS. On ne connaît aucun navire sous pavillon belge coulé au combat durant ces années, et ce n’est pas une lacune des sources : la Belgique n’avait pour ainsi dire pas encore de marine marchande. En 1900 encore, la flotte comptait sept voiliers et soixante-treize vapeurs, dix-septième au monde.

Aucun navire marchand ou de pêche belge de ce conflit n’est connu par son nom.

Où en trouver davantage

MAS Anvers (la collection Escaut libre ! et la Réserve visible) ; Canon van Vlaanderen, « L’ouverture de l’Escaut » ; Oxford Public International Law, The Belgian Revolution and the Dissolution of the United Kingdom of the Netherlands (1830-1839).